26.10.2007
DISTRACTION
Vous trouverez ci-après trois textes :
- Un petit traité intitulé "Du bon ou mauvais usage épiscopal de la délation cléricale" ;
- Un article paru sur le Forum Catholique le premier avril 2008 et annonçant le décret "Non licet prohibere" ;
- une information à la clientèle de "Trois-Carétel" intitulée "Ire et Châtiment".
Du bon ou mauvais usage épiscopal
DE LA DELATION CLERICALE
La délation existe même dans le clergé. Il peut paraître opportun de la prendre avec humour. Mais, mal traitée, elle peut causer beaucoup de dégâts, surtout en cas de calomnie.
Mère Geneviève Gallois nous a donné un exemple de dédramatisation de la délation dans son espèce de petit traité de la vie monastique en images, " La vie du petit Saint Placide " (aux éditions du Cloître, 13490 Joucques). On y voit au n° 12 un moine à l’onction grimaçante parler ainsi : " Mon Père, je suis obligé... ma conscience m’oblige - selon les Constitutions... m’oblige à vous dire ce que fait mon voisin, dont je tairai le nom, par charité... " Cependant, si le détenteur de l’autorité n’écarte pas les délateurs, on court au drame.
Nous examinerons ci-après le cas de la calomnie : tant que le supérieur n’a pas la preuve de la véracité de l’accusation, il doit se situer dans cette perspective. Saint Paul y engage : " Contre un ancien n’accueille pas d’accusation, si ce n’est sur la foi de deux ou trois témoins. " (1 Ti 5,19.)
La mauvaise gestion type.
Imaginons les réactions possibles du petit abbé Jules Lescazes, s’il venait à recevoir une lettre, signée de Monseigneur Dubrice Malarmé, son évêque, et ainsi rédigée : " Jules, - Plusieurs de tes confrères m’ont dit que tu as commis telle mauvaise action... " Notre pauvre abbé ne pensera sans doute pas tout de suite que le vouvoiement est une merveilleuse richesse de la langue française, qui permet de pratiquer la recommandation de l’Apôtre : " Prévenez-vous d’honneur les uns les autres. " (Rm 12-10.) Mais probablement après réflexion, il se dira que l’observation de cette recommandation permet de se garder de faire des jugements hâtifs.
Les conséquences seront graves dans la conscience de ce prêtre, pour ses relations avec son évêque et avec ses confrères. Il trouvera que son évêque l’a pour ainsi dire condamné avant de l’avoir entendu, puisqu’il lui demande de se justifier d’un acte qu’il n’a jamais commis et dont ses accusateurs ne lui ont jamais parlé. En outre, la hâte de Monseigneur Dubrice témoignage probablement d’une incapacité à revenir sur ses jugements, quels que soient les faits ou les arguments qu’on peut leur opposer.
Plus grave, Monseigneur Malarmé couvrant les calomniateurs de l’anonymat, notre abbé Jules ne pourra plus se sentir à l’aise dans le presbyterium. Ignorant qui est à la source de la calomnie, il ne pourra pas non plus estimer quelle est son expansion. Il risquera de soupçonner tout le monde, de se sentir jugé par tous et de sombrer dans l’isolement. Cette perte de confiance en tous peut le conduire jusqu’à des tentations - voire des tentatives - de suicide.
Enfin, si la calomnie est connue et a produit son effet, nos calomniateurs auront des émules et notre évêque Dubrice aura fait de son clergé un fameux panier de crabes. Les arrivistes se relaieront auprès de lui dans l’espoir d’éliminer ceux en qui ils voient des rivaux. Les jaloux porteront la calomnie jusque chez les fidèles laïcs pour stériliser les efforts apostoliques de leurs confrères.
Le Lutrin.
Aussi demandons-nous ce qu’aurait fait à sa place le bienheureux Monseigneur Saint-Girons. D’abord, nous semble-t-il, il se serait demandé s’il ne s’agissait pas là d’une querelle de lutrin. " Si c’est le cas, se serait-il dit, je ne dois pas me couvrir de ridicule en transformant cela en affaire d’Etat. "
Boileau a décrit de façon divertissante une querelle de chanoines dans " Le lutrin ", une comédie en forme d’épopée. Un chanoine voulut humilier son rival en faisant placer devant sa stalle un énorme lutrin, de sorte qu’on ne le voyait plus depuis l’assistance pendant les offices. Donc, notre bienheureux, voyant qu’il s’agissait de ce genre d’affaire dans les accusations portées devant lui, aurait refusé d’entrer en matière et probablement tancé les plaignants : après tout, même si l’accusé était aussi coupable que ses détracteurs, il a eu le bon goût de ne pas en appeler à l’autorité épiscopale pour une vétille.
Questions de personnes.
Mais si le bienheureux évêque avait envisagé d’instruire plus avant, connaissant sa délicatesse habituelle, on peut penser qu’il se serait posé la question suivante : les accusateurs n’essaient-ils pas d’exploiter mes tendances personnelles? Ne seraient-ils pas aussi des flatteurs? Ont-ils, consciemment ou non, touché en moi une fibre sensible qui me fait grossir l’importance des faits ou la nécessité d’interpeller le petit abbé?
Ayant rejeté cette objection qu’il s’était faite à lui-même, Monseigneur Saint-Girons aurait alors retourné la question au sujet des plaignants. Quel intérêt peuvent-ils avoir dans ce genre de plainte ou dans l’abaissement de leur confrère? Et puis, ont-ils provoqué les circonstances du fait dont ils accusent celui-ci? N’y aurait-il pas eu piège ou même cabale?
L’enseignement de l’Ecriture.
Ayant malgré tout décidé de poursuivre, notre bienheureux à son habitude se serait replongé dans la méditation des passages de l’Ecriture auxquels la dispute fait penser. Et d’abord : " Si ton frère vient à pécher, va, reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. Mais s’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute l’affaire soit établie sur la parole de deux ou trois témoins. Et s’il refuse de les écouter, dis-le à l’Eglise. " (Mt 18, 15-17.)
Monseigneur n’aurait pas estimé qu’il devait y avoir une différence de comportement si l’on remplaçait " Si ton frère vient à pécher " par " Si tu penses que ton frère vient à pécher ". Dés lors, voyant qu’il était très rare que Jésus indique une procédure aussi précise, il aurait jugé de son devoir de vérifier si les accusateurs l’avaient scrupuleusement suivie.
Vérification de la procédure évangélique.
Nous connaissons le franc-parler du bienheureux et nous pouvons imaginer avec son accent pyrénéen le dialogue qu’il aurait eu face à l’accusateur dans son bureau sous le beau portrait de Saint Pie X qu’il affectionnait tant :
- Etes-vous allé trouver l’abbé Jules Lescazes pour lui reprocher ce dont vous l’accusez? (En effet, ignorant qu’il serait béatifié après le Concile, il n’imaginait pas de tutoyer ses subordonnés.) A quelle date? A votre avis, pourquoi ne s’est-il pas amendé? - Avec qui êtes-vous allé le voir ensuite? Quand?
Et ainsi de suite. Et ceux qui l’ont connu croient l’entendre tonner :
- Et vous êtes venu me déranger avant d’avoir fait toutes les démarches prescrites par Notre Seigneur? Et avec ça vous osez reprocher à votre confrère d’avoir une attitude contraire à l’évangile? Puisque c’est comme ça, c’est vous qui prêcherez à toutes les messes dans la basilique pour le premier dimanche après la Pentecôte ! (On trouve à cette date, dans le missel de Saint Pie V, l’évangile de la paille et de la poutre.)
A chaque pas de son enquête, il aurait rappelé à ses informateurs que, puisqu’ils auraient dû d’abord parler à l’abbé Lescazes de ces choses, ils ne devaient pas voir d’inconvénient à ce que leurs noms soient communiqués au petit abbé. Et qu’une confrontation avec lui pourrait être envisagée. Enfin il leur aurait représenté la gravité du péché qui consiste à s’attaquer à la réputation d’autrui. Celui dont on a sali la réputation est comme banni de la société. Et s’il s’agit d’un prêtre, cela stérilise son ministère. C’est au commandement " Tu ne tueras pas " que s’oppose la diffamation.
On voit qu’ainsi, le bienheureux Juste Saint-Girons aurait mis toutes les chances de son côté pour démasquer les calomniateurs, et que l’abbé Lescazes, ignorant tout de l’affaire, aurait pu tranquillement poursuivre son fructueux ministère à Bouilh-Péreuilh (par Pouyastruc, chef-lieu dans le diocèse de Foix).
Pénitence et réhabilitation.
Si d’aventure pour les besoins de l’enquête on avait tout de même eu besoin d’interroger le petit abbé Jules, il faudrait évidemment lui signaler explicitement qu’on a reconnu son innocence dés que ce serait chose faite. Ainsi sa conscience retrouverait la paix.
Quant aux calomniateurs, la pénitence qui leur serait infligée devrait avoir un caractère public à la mesure du scandale qu’ils auraient provoqué.
On peut en proposer quelques-unes. Pour les simples : acheter et lire " La vie du petit Saint Placide ", agrandir la vignette n° 12 et l’afficher dans leurs bureaux pendant toute l’Année Sainte. Pour les diplômés: faire une recension du Lutrin de Boileau aux fins de publication dans le bulletin religieux du premier avril. Pour les amateurs de littérature d’expression graphique : se promener une semaine avec l’album de Lucky Luke " Chasseur de primes " bien visible sous le bras, sauf pendant l’office. Pour les progressistes : lire en latin les questions 73 et 74 de la Tertia Pars, sur la diffamation et la médisance ...
Et pour Monseigneur Dubrice Malarmé, direz-vous? Ce sera d’aller à la librairie de la Procure un samedi (il s’agit d’une pénitence, n’est-ce pas?) demander la vie du bienheureux Monseigneur Juste Saint-Girons. Ou bien encore, tout simplement - mais nous reconnaissons que c’est un peu dur - lire " Théo ".
Abbé Paphnuce Belovin.
LE DECRET "NON LICET PROHIBERE"
Pour l'application du Motu Proprio "Summorum Pontificum"
Demain : Décret " Non licet prohibere " sur le Motu Proprio SP.
LE GLAS DE LA THEOLOGIE PROHIBITIONISTE.
Les journalistes accrédités auprès de la salle de presse du Vatican ont été avertis que demain à quinze heures leur sera présenté le décret " Non licet prohibere " sur l’application du Motu Proprio " Summorum Pontificum ". On se souvient en effet que ce Motu Proprio paru en juillet dernier et entré en vigueur en septembre a rencontré quelques problèmes dans la pratique. En effet " Summorum Pontificum " affirme que c’est au curé de décider s’il y a lieu de satisfaire la demande des fidèles attachés aux livres liturgiques en vigueur en 1962 (donc avant la réforme issue du Concile Vatican II – NDLR). Or de nombreux évêques ont rappelé que ce même Concile fait d’eux les maîtres de la liturgie dans leur diocèse et exigent que les curés obtiennent leur aval pour satisfaire les demandes des traditionalistes.
Des indiscrétions de source autorisée (autorisée à être indiscrète ? –NDLR) permettent au quotidien romain du soir " La Pasta " d’affirmer qu’on semble accorder tout aux uns pour faire accepter qu’on accorde tout aux autres. C’est d’ailleurs, précise ce journal à très fort tirage sous la plume de Camillo Prosciuto, ce que semble bien indiquer le titre de ce décret. (Non licet prohibere signifie en effet " il n’est pas permis d’interdire " - c’est évident pour des lecteurs sur les berges du Tibre, cela l’est moins pour ceux des quais de la Seine – NDLR).
Quoi qu’il en soit, ce décret fera date dans l’histoire de la liturgie catholique. Car d’après les renseignements obtenus par notre envoyé spécial Lanver Percessaque, le premier argument est qu’il n’est pas permis d’interdire l’accès aux sacrements aux fidèles attachés au missel promulgué par le Bienheureux Jean XXIII en 1962, dit missel " Tridentin " ou encore " extraordinaire ", selon la terminologie employée depuis la parution de Summorum Pontificum.
Jusque là, rien de particulier, si ce n’est la suite logique de ce qui est affirmé par le Motu Proprio de 2007. Mais l’originalité du document à paraître demain est qu’il va très loin dans les conséquences de l’argument initial " il n’est pas permis d’interdire ", comme si l’opposition à Summorum Pontificum avait manifesté l’impossibilité de faire passer ce texte dans la pratique sans donner des gages à l’aile marchante de l’Eglise postconciliaire.
Ainsi, croit savoir notre envoyé spécial, il ne serait notamment pas permis d’interdire :
- La messe où le prêtre porte une chasuble (les traditionalistes s’en réjouiront – NDLR) mais aussi la messe sans aube (on se demande où ce progrès va s’arrêter – NDLR) ;
- L’utilisation de froment pour la fabrication des hosties (c’est parfaitement conservateur – NDLR) mais aussi de manioc en Afrique, ou de riz en Asie ; pour le riz, cela s’applique aussi en France, à condition que ce soit du riz de Camargue (inculturation oblige – NDLR) et pour la boisson on pourra indifféremment se servir de vin de palme, de saké, de maté, et d’autres liquides indigènes comme le vin de la vigne là où on la cultive ;
- L’emploi du latin ou de l’espéranto, des langues vernaculaires, du verlan et du guygilbertien, avec une restriction de taille tout de même, à savoir que les traductions doivent être agrées par la communauté qui les utilise ;
- la prédication durant la liturgie catholique de pasteurs, popes, talapoins, imams et mamamouchis ou de tout ministre ordonné ou non, du moment qu'il n'est pas membre de la fraternité Saint Pie X (on s'étonne de trouver cet élément de pur conservatisme dans un texte par ailleurs tellement avant-gardiste - NDLR) ;
- l’emploi de matériaux modernes comme la terre cuite pour la confection des vases sacrés, au moins dans les pays où les progrès techniques permettent à tous de comprendre la spiritualité dite de l’incarnation du futur.
Les nécessités du bouclage de cette édition ne nous permettent pas d’énumérer tous les articles d’une liste au demeurant fort longue, mais sur la base de ce que nous en rapportons chacun peut se faire une idée du caractère véritablement prophétique et résolument œcuménique de cette approche.
Contacté au téléphone dans la sacristie de la Cathédrale Saint Sauveur, à l’issue de la messe de l’Annonciation, le président de la Commission Episcopale Pour La Liturgie De La Conférence Des Evêques De France (CEPLLDLCDEDF – NDLR) a fièrement déclaré : " Désormais plus personne ne pourra contester mon affirmation qu’il n’y a pas d’abus liturgique en France ! "
Par Jo Aseptimas et Ma Dalton.
(Posté sur le Forum Catholique le 01 04 2008.)
IRE ET CHÂTIMENT.
Information à la clientèle.
Service résiliation, Trois carrétel
Cher Monsieur,
Vous allez rire : en effet je vais vous parler de votre système d’assistance par téléphone.
Il y a eu chez moi une panne : je ne pouvais plus ni me connecter à internet, ni téléphoner.
J’ai heureusement des amis qui habitent non loin de chez moi et qui m’ont permis de téléphoner de chez eux.
J’ai donc téléphoné au numéro qu’on m’avait indiqué lors de mon inscription chez vous pour le service technique. Un répondeur m’a indiqué un autre numéro.
Heureusement mes amis m’ont permis de téléphoner à nouveau.
Je suis tombé sur un autre répondeur, qui, après un long interrogatoire, m’a mis en attente puis a coupé la communication sans autre forme de procès.
Heureusement mes amis m’ont permis de téléphoner à nouveau.
J’ai donc recommencé et, après le même long interrogatoire, le répondeur m’a mis en attente. Après plusieurs minutes, j’ai été mis en relation avec une personne – oui, une personne ! – à qui j’ai exposé mon problème. Elle m’a dit à toute allure et avec un accent très particulier qui la rendait difficilement compréhensible, qu’il fallait faire diverses manipulations dont je n’ai pu mémoriser ou noter qu’une partie – elle ne parlait pas de câble, mais il était question notamment d’une touche " risette ", car c’est ainsi qu’elle disait.
Je suis donc rentré chez moi, et j’ai trouvé l’emplacement marqué " reset " et j’y ai fait la manipulation indiquée. Comme j’étais toujours en panne, je suis retourné chez mes amis.
Heureusement mes amis m’ont permis de téléphoner à nouveau.
Je suis tombé sur le répondeur, qui, après un long interrogatoire, m’a mis en attente puis m’a dit qu’il ne pouvait pas continuer la communication.
Heureusement mes amis m’ont permis de téléphoner à nouveau.
J’ai donc recommencé et, après le même long interrogatoire, le répondeur m’a mis en attente. Après plusieurs minutes, j’ai été mis en relation avec une personne – oui, quelqu’un ! – à qui j’ai exposé mon problème. La Dame m’a dit à toute allure et avec un accent très particulier qui la rendait difficilement compréhensible, qu’il fallait faire diverses manipulations dont je n’ai pu mémoriser ou noter qu’une partie – elle ne parlait pas de câble, mais il était question notamment d’un filtre adsl et j’ai réussi, non sans peine, à obtenir qu’on m’explique ce dont il s’agissait.
Je suis donc rentré chez moi, et j’ai fait la manipulation indiquée. Comme j’étais toujours en panne, je suis retourné chez mes amis.
Heureusement mes amis m’ont permis de téléphoner à nouveau.
J’ai donc recommencé et, après encore le même long interrogatoire, le répondeur m’a mis en attente. Après plusieurs minutes, j’ai été mis en relation avec une personne – oui, une personne ! – à qui j’ai à nouveau exposé mon problème. Le Monsieur m’a demandé quel câble j’utilisais. J’en ai déduit que le Monsieur n’avait qu’un seul câble à son ordinateur. J’ai essayé de le faire s’expliquer, mais il paraissait incapable de me dire les objets que devait joindre ce câble, ni ses caractéristiques.
J’ai réalisé alors que, à supposer qu’il condescende à m’expliquer de quoi il parlait, je devrais retourner chez moi voir quel câble j’utilisais, retourner chez mes amis, leur redemander si je pouvais téléphoner, appeler plusieurs fois peut-être avant d’obtenir de parler à quelqu’un, sans être davantage sûr que cette fois j’avais affaire à quelqu’un de compétent. Car enfin, si le choix du câble avait une influence sur le diagnostic, n’eût-il pas été judicieux de m’en parler plus tôt ?
Heureusement mes amis m’ont permis de téléphoner une nouvelle fois, j’ai choisi de le faire au service commercial. J’ai donc téléphoné au numéro qu’on m’avait indiqué lors de mon inscription chez vous pour le service commercial. Un répondeur m’a indiqué un autre numéro.
Heureusement mes amis m’ont permis de téléphoner à nouveau.
Je vais vous surprendre. J’ai demandé à résilier mon abonnement chez vous. La Dame a bien essayé de me dire que j’allais payer plus cher dans la concurrence, mais vous concevrez que payer pour quelque chose qui ne marche pas, c’est toujours de l’argent perdu. Et je l’ai priée d’être brève, j’avais déjà suffisamment encombré la ligne téléphonique de mes amis.
Mais puisque vous m’avez quand même rendu service quelques mois, je voudrais à mon tour essayer de vous être utile. Au cas où, comme mes interlocuteurs m’en ont donné l’impression, ils seraient payés au nombre d’appels traités, vous ne devriez leur accorder la prime que si le client ne rappelle pas dans les quarante-huit heures.
Et puis dites-leur que certains clients ont encore un peu de dignité et qu’ils n’aiment pas être traités avec mépris. Faites-leur aussi comprendre qu’en définitive, c’est le client qui amène l’argent qui sert à les payer. Représentez-leur enfin qu’ils peuvent bien avoir affaire à des clients nuls en technique, mais qu’ils sont là pour ces clients aussi. D’autant plus qu’un client nul en technique n’est pas forcément nul pour le choix des mots qui peuvent tuer la réputation d’une entreprise dans la blogosphère, à laquelle votre concurrence peut, elle, se faire un plaisir de leur donner accès.
Je vous prie donc de bien vouloir procéder à la résiliation complète de mon abonnement chez vous. Cette demande a été enregistrée sous la référence XXX.
Avec tous mes remerciements pour cette résiliation.
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Commentaires
Très cher Père Bernard,
J’ai lu votre texte ‘’IRE et CHATIMENT’’ qui m’a fait beaucoup rire et j’ai trouvé vos amis très très gentils.
Votre fils Thierry ADJIBOGOUN
Ecrit par : Thierry ADJIBOGOUN | 02.09.2009
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